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fulll e-days : Le développement de nouvelles missions grâce à la DATA et l'IA - Le récap'

2 minutes

Mardi, nous vous avons retrouvé pour notre deuxième émission interactive des fulll e-days, en compagnie de Cécile de Saint Michel, Jérémy Paille et Françoise Robert. Pendant 50 minutes, ils ont échangé autour de DATA et l'IA, véritables trésors numériques qui ouvrent de nouvelles perspectives et opportunités passionnantes pour la profession. 

De la collecte intelligente des informations à l’analyse prédictive, jusqu'à la création de services sur mesure, ces nouvelles technologies constituent un moteur de croissance clé pour les cabinets. 

“Ce que je rêve de faire, c'est de la comptabilité prédictive pour mes clients. On parle toujours du passé, mais on ne peut pas le changer. Par contre, ce qu’on peut orienter, c’est l’avenir.” Cécile de Saint Michel, Présidente du Congrès de l’Ordre des experts-comptables.

En résumé, que retenir de cet échange ? 

  • Certains affirment que l’intelligence artificielle et la numérisation de l’économie marquent la fin des professions comptables : c’est une affirmation erronée. En réalité, il s’agit d’un défi qui nécessite des efforts, une adaptation et le développement de compétences existantes ou à acquérir. Tout cela relève de la formation et de l’accompagnement des collaborateurs, car les tâches automatisées réduiront la charge de travail des employés, mais ils devront également monter en compétence. Ces défis sont autant d’opportunités qui se présentent pour les cabinets, qui peuvent en plus de cela compter sur des partenaires qui développent des outils pour les aider à progresser encore davantage.

  • Certes, des changements sont nécessaires au sein des cabinets, mais ils sont bénéfiques et induits par l'évolution technologique et les nouvelles attentes du marché. Aujourd’hui, les chefs d'entreprise attendent davantage que de simples déclarations fiscales et légales : ils souhaitent plus de valeur ajoutée. Or, les cabinets n'ont pas toujours le temps de répondre à ces nouveaux besoins et attentes, trop souvent pris dans des missions traditionnelles qui sont très chronophages. C’est là que les outils technologiques deviennent un soutien précieux pour les collaborateurs, qui vont gagner un temps précieux sur l'exécution de leurs missions traditionnelles, qu’ils pourront consacrer au conseil à leurs clients.

  • Avec l’IA, l’humain reste l’élément central, avec son intelligence et son esprit critique. Les outils ne sont que des aides, des accélérateurs, et il est essentiel de savoir les utiliser et surtout d’avoir l’adhésion collective du cabinet.

  • Avant de parler d’outils, il faut définir une méthode. Selon Hexagone Stratégie, voici les questions à se poser pour définir une méthode efficace :
    • Comment collecter la donnée pour mon cabinet ?  
    • Comment stocker la donnée et comment la rendre lisible ?
    • Une fois les données centralisées, comment les exploiter en fonction des objectifs et missions du cabinet ? 
  • Il ne faut pas avoir des outils pour avoir des outils. Il est essentiel d'analyser les processus au sein des cabinets afin de choisir les outils qui seront en adéquation avec vos besoins. N’hésitez pas également à vous entourer d’outils diversifiés !

  • Pour avancer, il n'existe pas de méthode unique. Il y a plusieurs approches possibles, plusieurs missions à développer,... Il est important de comprendre que ces changements prennent du temps et nécessitent une période d'adaptation. C’est pourquoi il faut impérativement impliquer les équipes en leur expliquant les raisons de ces changements. Le Congrès de Marseille a justement pour objectif de faciliter cette démarche : oui, tout le monde est conscient de la nécessité de changer, mais il est maintenant crucial de comprendre comment procéder concrètement pour réussir cette transition.
“Il n’y a pas une seule bonne manière de faire. En revanche il y en a une mauvaise, celle de ne rien faire”. Jérémy Paille, Fondateur de l'agence Hexagone Stratégie.
  • L’IA et la DATA sont des opportunités énormes qui vont susciter de nouvelles vocations, faire rayonner la profession et remettre l’expert-comptable à sa place bras droit du dirigeant d’entreprise.

L’exploitation de la DATA et de l’IA ouvre donc de nouvelles opportunités exceptionnelles pour les experts-comptables. Grâce à ces avancées technologiques, ils disposeront de plus de temps à consacrer à leurs clients, et devenir ainsi leur partenaire conseil privilégié.

Et vous, qu’en pensez-vous ? 

Vous n’avez pas pu assister à l’émission ? Un replay est déjà disponible. N’hésitez pas à vous inscrire aux prochaines sessions organisées lors des fulll e-days !

Avec Cécile de Saint Michel, Jérémy Paille et Françoise Robert, découvrez comment la DATA et l'IA ouvrent de nouvelles perspectives et opportunités passionnantes pour la profession. 

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Conseils

fulll e-days : le rôle crucial du data controller dans la transformation digitale - Récap de la masterclass

2 minutes

Lors de la 2ème masterclass des fulll e-days, Stéphane Raynaud (expert-comptable au cabinet BBA) et Pierre Pilette (Data product manager chez fulll) ont parlé du métier en plein essor dans les cabinets : le data controller. Dans cet article, nous revenons sur cet échange passionnant et instructif. 

Vous souhaitez aller plus loin ? Un replay est disponible. Bon visionnage ! 

L’explosion de la data dans les entreprises et les cabinets

À cause de la digitalisation de l’économie et de l'augmentation de l'utilisation des outils numériques en entreprise, le volume de données mondiales dans les entreprises a doublé au cours de la dernière décennie. 

Certaines sources de données, comme la facture électronique, les données des outils d’intelligence artificielle et les données de paiement, participent à accélérer cette croissance, qui s’annonce exponentielle. Autant de défis que d'opportunités pour les entreprises… et les cabinets d’expertise comptable. 

Face à cette explosion de la data, la clé, c’est l’AN-TI-CI-PA-TION.

Les impacts sur les métiers dans les cabinets

Les cabinets d’expertise comptable ont toujours traité des données, mais la quantité de ces données et la façon dont elles sont collectées ont évolué. C’est pour cette raison que de nouveaux profils, tels que le coach client, le spécialiste de mission et bien sûr le data controller, commencent à apparaître dans les cabinets.

Et qui dit nouveau profil, dit nouvelles compétences à développer.  

“Non, le métier de traitement de la donnée comptable ne va pas disparaître. Par contre, la manière de l'appréhender va changer”. Stéphane Raynaud

Selon un sondage réalisé lors de la masterclass, 48% des cabinets ont identifié des nouveaux profils dont ils ont besoin, mais ne les ont pas encore mis en place, tandis que 42% ne les ont pas encore identifiés. Des résultats qui montrent une certaine forme de prise de conscience, mais qui démontrent également qu’il reste du chemin à parcourir pour faire connaître ces nouveaux profils. 

Le data controller, l’acteur indispensable

Garant de la gestion et la sécurisation des données, le data controller a quatre missions principales : 

  • Connecter le système d'information du client au cabinet et assurer le bon paramétrage de l’outil. 
  • Vérifier que tous les flux de données des clients sont bien intégrés.
  • Vérifier la qualité des données. Dans le langage du data controller, on parlera de “dénouement d’informations”. 
  • Assurer que la donnée rentrée est qualifiée, de bonne qualité et donc restituable. 

Les impacts comportementaux et techniques sur les collaborateurs

Quels impacts comportementaux ? 

Tout d’abord, un changement de culture au sein des cabinets comptables. Les collaborateurs doivent désormais adopter une approche plus centrée sur la donnée, et prendre en compte les enjeux liés à la protection des données personnelles. Il y a donc une nécessité de faire évoluer certains comportements et mentalités.

Ensuite, les collaborateurs doivent acquérir de nouvelles compétences pour travailler efficacement avec les données. La maîtrise d'outils informatiques, des connaissances en matière de statistiques et d'analyse de données et une compréhension des enjeux juridiques et réglementaires liés à la protection des données est nécessaire. Pour acquérir ces compétences, des formations sont évidemment nécessaires.  

Véritable évangéliste de la donnée, le data controller doit également être capable de partager les informations de manière fluide et de travailler en collaboration étroite avec les autres services du cabinet (comptabilité, audit et juridique). 

Quels impacts techniques ? 

L'arrivée du data controller s'accompagne de la mise en place de nouveaux outils informatiques pour la collecte, le stockage, le traitement et l'analyse des données. Il est donc indispensable que les collaborateurs apprennent à utiliser ces nouveaux outils et qu’ils les intègrent à leurs pratiques quotidiennes.

De nouveaux processus doivent être mis en place pour gérer les données, en veillant à leur sécurité, à leur confidentialité et à leur conformité à la réglementation. Les collaborateurs doivent être informés de ces nouveaux processus et être en mesure de les suivre.

Le data controller étant responsable de la gestion des risques liés aux données, les collaborateurs doivent être sensibilisés aux risques potentiels, tels que les fuites de données et les cyberattaques, et savoir comment les prévenir.

Les facteurs de réussite pour le data controller

  • La formation des collaborateurs, qui n’est pas anodine, car elle représente un certain investissement et engagement du collaborateur et du cabinet. Selon Stéphane Raynaud (dont le cabinet BBA a déjà formé près de 300 data controller), le programme de formation varie entre 80 et 120 heures sur 12 à 18 mois. 
  • Une communication claire
  • Un engagement total de la direction, qui doit offrir les bonnes conditions de travail au data controller.

Vous l’aurez compris, le rôle de data controller dans les cabinets d'expertise comptable est crucial et indispensable pour faire face à cette croissance exponentielle de données. La data fait et continuera à faire partie du quotidien des entreprises et des cabinets, entraînant une transformation des métiers et le développement de nouvelles compétences. 

Il est maintenant temps d’anticiper ce changement, d’adopter une attitude proactive et d’encourager vos clients à suivre cette nouvelle direction.

Vous souhaitez voir ou revoir notre masterclass ? Accédez au replay !

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Conseils

fulll e-days : la création d’un processus commercial pour son cabinet - Retour sur la masterclass

2 minutes

Faire vivre une expérience client remarquable, de la première prise de contact jusqu’à la fidélisation, est essentiel pour démarquer votre cabinet. Mais comment faire? Vous l'avez découvert lors de la première masterclass des fulll e-days.

Pendant cette session enrichissante, Jonathan Cohen (expert-comptable et fondateur d’Acasi), Jérémy Paille (fondateur de l’agence Hexagone Stratégie) et Lionel Garnier (responsable de secteur chez fulll) ont partagé des conseils et bonnes pratiques sur l’accompagnement de vos prospects et clients, le développement des missions de conseil, ainsi que la mise en place de méthodes et d’outils pour augmenter le chiffre d’affaires de votre cabinet.

Les sujets abordés ?

  • Pourquoi développer un processus commercial ?
  • Quels principaux bénéfices pour votre cabinet ?
  • Quelles sont les étapes de création ?
    • Comment définir vos objectifs ?
    • Comment définir votre stratégie ?
    • Comment suivre et analyser vos résultats (ROI) ?
  • Quels sont les préjugés et idées reçues ? Et comment aller au-delà ?
  • Comment communiquer à l'extérieur (avec des exemples concrets) ?
  • Quelles sont les bonnes raisons de passer à l'action (chiffres à l'appui) ?

Interactive, cette masterclass nous a permis de poser différentes questions aux participants.

Ce qu'on en retient ?

Sans grande surprise, 72% des participants déclarent ne pas avoir mis en place de processus commercial dans leur cabinet. Alors que ses bénéfices sont nombreux !

  • Amélioration de l'expérience client
  • Gain de temps
  • Développement des missions de conseil et d'accompagnement
  • Automatisation des actions.
  • … et on en passe !

Les principaux freins notés ?

”Je n’ai pas le temps”. Or, avoir un processus commercial permet justement de gagner du temps et de le consacrer à des tâches plus valorisantes et utiles pour le cabinet et vos clients. Tout est une question de méthode, d’outils et de processus d’automatisation à adapter.

“Je n’ai pas de ressources”. Or, ces ressources sont un investissement utile dans la stratégie et le développement du cabinet.

Gardez une chose à l’esprit : il n’existe pas de recette miracle. Pour réussir, il faut tester, analyser, suivre et comparer vos actions afin d’affiner votre stratégie. Vous devez vous adapter aux besoins et attentes de votre public cible et créer un processus commercial qui correspond à votre cabinet, à vos objectifs, à votre image et à vos collaborateurs.

Vous souhaitez avoir plus de détails sur ces échanges ? Un replay est disponible. Bon visionnage !

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Conseils

fulll e-days : La valeur ajoutée de la data sectorielle - Le récap'

2 minutes

Jeudi, c’était le top départ des fulll e-days avec notre émission 100% live.

Guillaume Sanchez, chef étoilé et ancien candidat Top chef est venu challenger la profession comptable aux côtés d’Alexandre Boutarin (expert-comptable et Président du Groupe Eurex) et de Thomas PetitBerghien (Directeur de produits chez fulll, notamment en charge de la modélisation des données sectorielles). 

50 minutes pour découvrir comment : 

  • l’accès aux données comparatives peuvent changer la donne pour les entrepreneurs, mais aussi les experts-comptables qui veulent devenir des conseillers experts dans le domaine de leurs clients ;
  • explorer les indicateurs clés du secteur de la restauration ;
  • découvrir l’influence significative de la data sectorielle sur la stratégie des entreprises pour en maximiser les bénéfices.

Quand Alexandre et Thomas interrogent Guillaume sur la valeur ajoutée de la DATA sectorielle (et notamment du datalake Impulse Data), voilà ce qu’il en dit :

C’est très compliqué de naviguer les yeux fermés en tant qu’entrepreneur. C’est pour cela qu’avoir une connaissance du passé à très court terme et réussir à voir si le problème est général ou juste positionné sur notre entreprise, cela permet de piloter l’avenir."

Ce qu’on retiendra d’autre de cet échange ? 

  • La data est au centre de tout, et elle est porteuse d’opportunités quand elle est gérée et exploitée de façon pertinente.
  • Entre l’accélération de la digitalisation, le développement de l’intelligence artificielle, le renforcement de la cybersécurité et l’adaptation aux métiers de demain (notamment RSE), les entreprises ont des besoins croissants et sont en attente d’accompagnement par leur expert-comptable. 
  • La data et l’IA vont permettre à l’expert-comptable de traiter de gros volumes de données, de se spécialiser dans plusieurs secteurs d’activité, et donc d’apporter un conseil sur mesure à ses clients.
  • La mise en commun des données est importante pour avoir des indicateurs de benchmark pertinents qui permettront de mieux appréhender le secteur d'activité des clients.
  • L’expert-comptable est au centre du conseil. La donnée n’est qu’un outil pour conseiller son client en toute clairvoyance avec, à disposition, la panoplie d’outils et de sources de données nécessaires.
  • L'analyse de la data et l’IA donnent une tendance, mais l'humain reste indispensable pour traduire et analyser ces données brutes.
  • L’expert-comptable doit utiliser des outils mis à sa disposition pour gagner du temps et se recentrer sur ses missions d’analyse et de conseil. 
  • Grâce à l’IA générative, l’expert-comptable passera plus de temps à déceler les scénarios d’opportunités qu’analyser réellement l’existant, déjà prémâché par la data.
  • La formation des collaborateurs sur les nouveaux métiers de data controller et les outils technologiques récents est indispensable. 
  • Chaque entrepreneur évolue dans un contexte unique avec des similarités contextuelles. L’avènement du conseil personnalisé, d’un contexte métier et de configuration sont spécifiques à chaque histoire entrepreneuriale. 
  • Pour un entrepreneur, la donnée brute n’est utile que si elle est comparée au passé, à un secteur, un concurrent, etc. 

Lors de l’émission, différentes questions ont été posées à l’audience. Quand nous constatons que 68% des participants intègrent déjà l’utilisation de la data dans la stratégie de leur cabinet ET que 91% pensent que les compétences en data deviendront indispensables pour la profession, nous constatons clairement que les consciences sont ouvertes sur le sujet. 

On voit que le mouvement est amorcé, les confrères ont compris qu’ils devaient devenir des spécialistes de la data et qu’ils devaient être rapides et efficaces dans leur traitement. On sait que la data ne peut pas être que la nôtre, il faut la mutualiser et la travailler ensemble.Alexandre Boutarin

Vous n’avez pas pu assister à l’émission ? Un replay est déjà disponible. N’hésitez pas à vous inscrire aux prochaines sessions organisées lors des fulll e-days !

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Législation

Dispositif d'exonération propre au secteur agricole

2 minutes

Le code rural a prévu un dispositif d’exonération spécifique au bénéfice des employeurs du régime agricole qui emploient des travailleurs occasionnels demandeurs d’emploi (dit “TODE”).

Pour rappel, en quelques mots, cette exonération est calculée sur un périmètre identique à celui de la réduction générale de cotisations patronales (1) et se décline en 3 phases :

  • Elle est totale pour une rémunération mensuelle brute inférieure ou égale à 1,20 Smic mensuel ;
  • Elle devient dégressive pour les salaires supérieurs à 1,2 Smic,
  • Et ne se calcule plus à partir de 1,6 Smic.

La fin de TODE, un feuilleton à multiples rebondissements !

A l’origine, le législateur avait programmé sa disparition effective au 01/01/2021.

Par deux fois décalée, c’est finalement au 01/01/2026 que l’exonération devait en théorie définitivement disparaître au profit de la réduction générale (RGCP).

Alors que l’exonération se conjuguait donc au futur antérieur, notre Premier ministre a de nouveau bouleversé cet agenda en annonçant lors d’une conférence de presse sur la crise agricole, que le dispositif TODE serait non seulement maintenu, mais également pérennisé !

En bonnes journalistes juridiques que nous sommes, nous rappelons que cette mesure devra être inscrite dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2025 pour entrer officiellement en vigueur.

Une pérennisation, mais pas que !

Le contexte de crise rendait nécessaire la prise de mesures à effet immédiat.

C’est pourquoi, pour les périodes d’emploi courant à compter du 01/05/2024, sans toucher ni à la structure ni aux modalités de calcul de l’exonération, le Gouvernement a décidé de relever le seuil d’exonération totale de TODE.

En pratique, elle sera donc, à cette date, maximale jusqu’à 1,25 Smic, puis dégressive au-delà.

A noter que le plafond de 1,6 Smic à hauteur duquel l’exonération ne se calcule plus n’est pas retouché.

On en perdrait notre latin, et aussi notre droit !

Dans l’attente d’une régularisation rétroactive (par le PLFSS pour 2025), c’est donc sur la base de cette annonce, confirmée par une publication de la MSA le 11/04/2024 qui est à ce stade le vecteur d’officialisation de l’annonce ministérielle, que les éditeurs de logiciels de paie vont devoir lancer les paramétrages du nouveau seuil de TODE (2).

Pour finir sur une bonne nouvelle, signalons que l’exonération TODE se calcule mensuellement et sans régularisation progressive, ce qui évitera bien des casse têtes à nos chers informaticiens !

(1) Assurances maladie et vieillesse, allocations familiales, fraction de cotisation AT/MP, FNAL, contribution solidarité autonomie, retraite complémentaire du secteur agricole et assurance chômage)

(2) Dans un communiqué publié le 30/04/2024, le BOSS vient de confirmer l’information du relèvement du plafond d’exonération totale de TODE à compter du 01/05/2024.

Sources :

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Législation

Contribution formation/taxe d'apprentissage et mandataires

2 minutes

En début d’année, une question/réponse très remarquée a été publiée sur le site internet des URSSAF.

Une nouveauté de taille, puisqu’elle prévoyait l’exclusion des rémunérations versées aux mandataires sociaux non titulaires d’un contrat de travail de l’assiette des contributions à la formation professionnelle (y compris 1% CPF-CDD) et de la taxe d’apprentissage (y compris la contribution supplémentaire). Même s’il fallait garder à l’esprit que cette publication n’avait pas de valeur juridique opposable ; elle n’en demeurait pas moins problématique.

On pouvait légitimement se questionner sur le fondement de cette position, car la publication ne mentionnait ni date, ni source particulière.

Peu de temps après, cette Q/R a été supprimée, sans plus d’explication, laissant les professionnels de la paie perplexes… Fallait-il l’appliquer ? Si oui, à quelle date ? Pourquoi cette mention avait-elle été supprimée ?

L’URSSAF lève l’ambiguïté

Dans une mise à jour très récente de la page des URSSAF, il est maintenant indiqué que les mandataires sociaux sont assimilés aux salariés pour l’application de la législation de la sécurité sociale*. Dès lors, les mandataires sociaux doivent être assujettis, qu’ils disposent d’un contrat de travail ou non**.

Selon nos informations, une actualité sera également diffusée via le BOSS, un peu plus tard, pour sécuriser davantage encore la situation.

* article L311-3 du code de la Sécurité sociale

** article L242-1 du code de la Sécurité sociale

Source : site de de l’URSSAF

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Législation

Abondement employeur au PEE, PERCO et PERECO

2 minutes

Abondement employeur au PEE, PERCO et PERECO : quel régime social appliquer ?

La Cour de Cassation a récemment rendu un arrêt dans lequel elle rappelle que le bénéfice des exonérations de cotisations sociales de l'abondement employeur à un PERCO sont subordonnées au respect d'un ensemble de règles définies dans le code du travail, notamment le caractère collectif du plan (L.33332-12 c. trav.). Lorsque ce n'est pas le cas, les sommes doivent être réintégrées dans l'assiette des cotisations et contributions sociales (Cass. civ., 2e ch., 1er février 2024, n° 22-16.581).

C'est donc l'occasion pour nous de vous rappeler le régime social et fiscal de l'abondement employeur aux différents plans d'épargne.

Le régime social de l'abondement employeur au Plan d'Epargne pour le Retraite Collectif (PERCO) et ensuite au Plan d'Epargne pour la Retraite d'Entreprise Collectif (PERECO) sont très proches de celui du PEE (plan d'épargne entreprise) ; les trois dispositifs étant analogues.

En effet, les régimes sociaux sont quasiment similaires exceptions faites :

  • du forfait social,
  • et des plafonds de l'abondement employeur qui constituent les seuils d'exonération.

Vous trouverez ci-dessous un tableau mettant en avant les caractéristiques du régime social et fiscal entre ces trois dispositifs.

 Abondement employeur au PEE, PERCO et PERECO : quel régime social appliquer?
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Législation

Sortie du dispositif de la déduction forfaitaire spécifique (DFS)

2 minutes

Sortie du dispositif de la déduction forfaitaire spécifique (DFS) : la liste commence à s'allonger !

Les secteurs de la propreté et de la construction étaient déjà concernés par une sortie progressive du bénéfice de la DFS, d'autres sont désormais visés !

Brefs rappels !💡

Dans un certain nombre de secteurs d'activité, un abattement sur l'assiette des cotisations est appliqué afin de compenser les frais professionnels supportés par les salariés. Depuis le 1er janvier 2023*, le BOSS a apporté des modifications à ce régime mais certains secteurs d'activité peuvent y déroger en contrepartie de la baisse du taux de l'abattement, et à terme, de sa suppression.

* Ces nouvelles mesures s'appliquaient dès le 1er avril 2021, mais un délai d'adaptation avait été laissé aux entreprises.

I - De nouveaux secteurs concernés par la sortie progressive de la DFS

Les casinos et cercles de jeux, le spectacle vivant et enregistré, les journalistes et les VRP entrent à leur tour dans le process de dégressivité de la DFS.

Nous vous proposons ci-dessous un tableau récapitulatif pour l'ensemble des secteurs visés :

DFS : tableau des secteurs

La sortie progressive de la DFS s'accompagne de principes transitoires pour l'ensemble de ces secteurs.

Ainsi, la DFS peut être appliquée par l'employeur :

- sans que le salarié n'ait besoin de supporter effectivement des frais professionnels,

- même s'il effectue des remboursements pour frais professionnels,

...et bénéficier d'un assouplissement des règles quant au recueil du consentement des salariés.

II - Zoom sur le consentement

Le BOSS a dû revoir sa copie sur les principes dérogatoires énoncés au sujet du consentement, afin de tenir compte d'un arrêt du Conseil d'Etat rendu le 29 novembre 2023 (n°472182) rendu sur le cas particulier des journalistes, mais à portée générale.

- Dans le secteur de la propreté, le consentement recueilli en 2023 est valable jusqu'à l'extinction du dispositif.

- Dans les secteurs de la construction, du transport routier de marchandises et de l'aviation civile, le consentement recueilli avant 2023 est valable jusqu'à la suppression de la DFS.

- Dans les secteurs des casinos / cercles de jeux, du spectacle vivant et enregistré, des journalistes et des VRP :

         > Si le consentement a été recueilli pour une durée déterminée, alors l'employeur devra réitérer sa demande ;

         > Si le consentement a été recueilli pour une durée indéterminée, alors celui-ci est valable jusqu'à la suppression de la DFS.

Enfin, pour les embauches à compter du 1er janvier 2023 et quel que soit le secteur d'activité, à défaut d'accord collectif ou d'accord des représentants du personnels, l'employeur doit obligatoirement obtenir l'accord des salariés :

- L'accord du salarié peut être donné pour une période supérieure à la durée du contrat.

- Le salarié peut renoncer à tout moment au bénéfice de la DFS et sa décision prendra effet à compter de l'année civile suivante.

- Le silence du salarié vaut acceptation.

La suite au prochain épisode, pour savoir si d'autres secteurs d'activité s'ajouteront à cette liste …

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Législation

Paie : de nouvelles valeurs pour 2024 !

2 minutes

Comme chaque début d’année, un certain nombre de valeurs évoluent !

Pour assurer une transition en douceur et effectuer vos premières paies 2024 sereinement, nous mettons à votre disposition une synthèse des principales valeurs applicables en 2024.

N’hésitez pas à conserver précieusement ce document ou à venir le consulter dès que vous en aurez besoin !

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Events pro

Emission-débat “Tendances Comptables 2024”

2 minutes

Pascal Liénard s’est prêté au jeu du direct live pour l’émission-débat Tendances Comptables 2024, aux côtés de Cécile de Saint Michel, Julien Catanese Aubier, Boris Sauvage et Florent Dujardin.

Facture électronique, montée en puissance de l’IA et de la DATA, impact sur les RH en cabinet : il était intéressant de confronter les opinions sur les préoccupations actuelles des cabinets, qui ont plus que jamais besoin d’être accompagnés dans leur mutation.

Lors de l’émission, tout le monde était d’accord pour l’affirmer : il y aura une vraie fracture entre les cabinets qui sauront transformer leur approche avec leurs clients, et les autres.

Face à cela, le CNOEC porte une belle initiative : “Profession comptable 2030”, un vaste de projet de formation professionnelle qui propose :

  • un outil de “diagnostic et d’aide à la décision, 100% gratuit, conçu spécifiquement pour les cabinets d’expertise comptable et d’audit” ;
  • des “parcours de formation innovants à destination des collaborateurs”.

Les éditeurs de logiciels ont eux aussi un rôle à jouer ! Comment ?

En mettant à disposition des experts-comptables les ressources nécessaires pour développer de nouvelles missions.

Nous constatons que les outils de reporting connaissent un succès grandissant auprès des experts-comptables. Interrogé sur des exemples concrets, Pascal Liénard a notamment parlé du Smartforecast de fulll dashboard, capable de proposer un prévisionnel 12 mois totalement automatique, ainsi que nos travaux sur la trésorerie pour arriver à une projection sur 3 mois.

Notre idée étant de permettre à l’expert-comptable de quitter sa posture historique de rédacteur du “bilan”, c'est-à-dire celui qui fige le passé, pour au contraire parler d’avenir à ses clients entrepreneurs.

Comme précisé par Boris Sauvage pendant l'émission, une vraie analyse ne peut s’effectuer sans disposer de données qualifiées en grand nombre, ce que propose de mettre en place le CNOEC, tout en saluant au passage les premières initiatives privées qui défrichent le sujet, comme le projet Impulse Data, techniquement opéré par fulll et qui regroupe les données de près de 500 000 entreprises afin de développer des outils prédictifs pertinents.

Mais là encore, qui va pouvoir utiliser ces informations pour faire passer les bons messages aux chefs d’entreprise ?

Le CNOEC va fournir un effort sans précédent de formation, tant il est vrai que les métiers du cabinet vont évoluer. Après une petite controverse sur la notion de “data-controler”, nouvelle fonction trop souvent assimilée à ce qui reste des fonctions d’acquisition en cabinet, alors qu’elle devrait être généralisée en tant que fonction d’organisation des méthodes et d’optimisation de la gestion des flux, tous se sont accordés à dire que demain, l'offre de service des cabinets aura beaucoup bougé.

En aidant à déployer les offres plus facilement auprès des clients

Développer un catalogue d’offres, c’est une chose, savoir le vendre et le valoriser auprès de ses clients, c'en est une autre. Pourtant, c’est une étape indispensable.

Comme indiqué par Cécile de Saint Michel, la profession comptable n’est pas formée au management, au commerce et au marketing. Or elle va devoir évoluer dans cette approche et embarquer ses équipes.

Les outils peuvent aider. Chez fulll par exemple, nous pensons que la mise en place d’un outil CRM peut faire la différence, par son fonctionnel mais aussi et surtout parce qu’elle entraînera avec elle le partage d’une méthodologie commune au sein du cabinet, en adéquation avec la stratégie.

En incitant à se poser les bonnes questions en amont

Le développement du conseil est une des pistes, l'optimisation du traitement des données également, il est également question de missions beaucoup plus “basiques” qui consistent à externaliser le travail administratif des TPE, permettant ainsi aux chefs d'entreprises de se concentrer sur leur métier.

Pour définir la stratégie du cabinet, d’après Florent Dujardin, il faut prendre les devants et expliquer les enjeux aux collaborateurs, leur demander ce qu’ils veulent faire, savoir où ils se projettent le plus facilement, et en tenir compte dans la formation et la future organisation du cabinet.Pour découvrir le replay, c'est par ici :

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Législation

Augmentation de la contribution AGS pour 2024 !

2 minutes

INFO FLASH !

Inchangé depuis le 1er janvier 2017, le taux de cette contribution va augmenter de 0,05 points.

Le conseil d'Administration de l'AGS a décidé le 27 novembre 2023 que la contribution passera de 0,15% à 0,20% au 1er janvier 2024.

Source : Communiqué AGS du 27/11/2023

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Events pro

78ème Congrès de l’Ordre à Montpellier : quelle édition !

2 minutes

Vous étiez nombreux/ses à nous retrouver sur le stand fulll lors de cette nouvelle édition de ce 78ème Congrès de l'Ordre à Montpellier.

De la part de toute l’équipe fulll, M E R C I !

Que retenons-nous ?

  • Une affluence record sur le congrès, mais aussi sur le stand fulll, prouvant la hausse significative de l’intérêt porté à notre offre (MERCI à vous !). fulll, officiellement la seule solution fulll web vraiment complète pour les cabinets avec la compta, la paie et maintenant la gestion interne.
  • Le constat d’une mobilisation commune autour de la facture électronique, qui malgré son report reste un sujet sur lequel nous devons tous continuer à investir. fulll, ce sont également des outils à mettre en place dès maintenant chez vos clients.
  • La conviction des experts-comptables de faire de la DATA un sujet majeur et central pour les années à venir. Un intérêt massif notamment porté sur fulll CRM, qui bien plus qu’un outil de gestion interne, permet la collecte et l’exploitation des données dans le but de booster la relation client et d’identifier de nouvelles opportunités de missions.
  • Plus que jamais, l’envie de poursuivre notre combat : être aux côtés des experts-comptables avec des outils et un accompagnement pensés pour assurer leur transformation.  

fulll, c’est un logiciel qui se développe et propose plein de nouvelles choses : c’est tout ce qu’on recherche et souhaite dans nos cabinets.

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Conseils

Les avantages d’un logiciel expert-comptable pour la gestion financière d’une entreprise

2 minutes

La gestion financière est essentielle afin de garantir la croissance d’une entreprise. C’est pourquoi l’expert-comptable joue un rôle crucial dans le maintien de la bonne santé financière d’une structure. Progressivement, les logiciels experts-comptables permettent un suivi personnalisé et toujours plus rigoureux de votre entreprise.

Les problématiques de la gestion financière

La gestion financière pose de nombreuses problématiques auxquelles les experts-comptables doivent faire face : il y a tout d’abord la grande complexité des tâches comptables, la gestion des dépenses et des revenus, ou encore, le suivi des factures et des paiements. Dans ce contexte, les erreurs humaines peuvent arriver et causer du tort à l’entreprise. En limitant ces erreurs, un logiciel de comptabilité constitue un atout de taille pour une société.

Les avantages d’un logiciel expert-comptable

Un logiciel expert-comptable propose 3 avantages majeurs : l’automatisation des tâches comptables (1), un suivi précis des finances (2) et la génération de rapports financiers détaillés (2).

1. L’automatisation des tâches comptables

En premier lieu, un logiciel de comptabilité vous assiste dans l’automatisation des tâches répétitives : par exemple, la saisie de données, la gestion de factures, ou la conciliation bancaire. L’automatisation de ces tâches rébarbatives permet, non seulement de limiter les erreurs humaines, mais elle vous fait aussi bénéficier d’un gain de temps considérable en optimisant vos processus.

2. Le suivi précis des finances

Un logiciel expert-comptable est capable de suivre, en temps réel et sans interruption, les dépenses, les revenus, ou encore, les soldes de trésorerie de l’entreprise. Grâce à ce suivi précis, vous bénéficiez d’une meilleure visibilité financière. Celle-ci vous permet notamment une prise de décision éclairée ainsi qu’une gestion proactive des finances.

3. La génération de rapports financiers détaillés

Un logiciel expert-comptable sait générer des rapports financiers complets tels que les bilans, les comptes de résultat, les états des lieux des flux de trésorerie, etc. Ces rapports détaillés constituent un avantage majeur pour effectuer une analyse approfondie de la situation financière, ainsi que pour l’établissement d’une communication claire avec les parties prenantes.

L’impact positif et avantages d’un logiciel expert-comptable sur la productivité et l’efficacité des entreprises

Les logiciels experts-comptables permettent une augmentation de la productivité des entreprises (1) et l’amélioration de l’efficacité des processus (2).

1. L’augmentation de la productivité

En sous-traitant les tâches manuelles et répétitives à un logiciel expert-comptable, les professionnels du domaine de la comptabilité ont l’opportunité de se concentrer sur des tâches à plus forte valeur ajoutée, plus intéressantes, plus utiles, plus délicates… Supprimer les tâches répétitives permet également de réduire le temps de travail, d’optimiser les ressources et, enfin, d’améliorer la rentabilité.

2. Améliorer l’efficacité de vos processus.

En évitant les redondances, les doublons, les erreurs… un logiciel de comptabilité rationalise vos processus. Résultats : les flux de travail sont optimisés, la collaboration est facilitée et la satisfaction client augmente.

FAQ 💬

"Combien coûte un logiciel expert-comptable ?"

Les logiciels experts-comptables adoptent le plus souvent un modèle par abonnement. Un logiciel expert-comptable peut coûter entre 10 et 30 € par mois selon les fonctionnalités qu’il propose, soit entre 120 et 360 € par an.

"Un logiciel expert-comptable est-il compatible avec d’autres outils ?"

Les logiciels de comptabilité proposent, non seulement une large sélection d’outils, mais également la possibilité d’être utilisés en coopération avec des outils externes. Par exemple, fulll peut être utilisé en coopération avec d’autres outils fulll, ou bien avec des logiciels partenaires.

"Les données de mon entreprise sont-elles en sécurité ?"

Les meilleurs logiciels experts-comptables sont certifiés ISO 27001. Il s’agit d’une norme de référence internationale qui régule la sécurité de l’information, notamment dans les systèmes de management. Concrètement, cette norme vise à garantir la confidentialité, l’exactitude et la disponibilité de vos données durant tout leur cycle de vie.

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